Nos coups de coeur

Couleurs de l’incendie – Pierre Lemaitre (Albin Michel)

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe. Couleurs de l'incendie est le deuxième volet de la trilogie inaugurée avec Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013, où l'on retrouve l'extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.

Les loyautés – Delphine de Vigan (J.C-Lattès)

Les destins croisés de quatre personnages : Théo, enfant de parents divorcés ; Mathis, son ami, qu'il entraîne sur des terrains dangereux ; Hélène, professeure de collège à l'enfance violentée, qui s'inquiète pour Théo ; Cécile, la mère de Mathis, qui voit son équilibre familial vaciller. Une exploration des loyautés qui les unissent ou les enchaînent les uns aux autres.

Robinson – Laurent Demoulin (Gallimard) Prix Rossel 2017

Le prix Rossel 2017 vient d'être décerné à "Robinson" de Laurent Demoulin.

Lorsque j’étais quelqu’un d’autre – Stephane Allix (Mama Editions)

Partir à la découverte de soi-même peut mener sur d'étranges chemins... Pour se ressourcer et faire le point sur sa vie, Stéphane Allix entame une retraite en forêt. Il ignore qu'il va se confronter à l'impensable. Lors d'une méditation, une vision s'impose à lui : un soldat de la Seconde Guerre mondiale meurt, touché à la gorge. Le nom de cet homme et d'autres informations lui parviennent également en pensée. L'expérience est extrêmement troublante. Pourquoi ressent-il une telle intimité avec ce personnage ? Obnubilé par la puissance de cette vision, il se lance dans une enquête minutieuse et découvre avec stupeur que ce soldat a réellement existé. Commence alors une aventure bouleversante. Les questions existentielles qui se bousculent en lui depuis toujours vont-elles enfin trouver une explication ? 456 pages dont un cahier photo de 24 pages avec 30 illustrations.

L’épouvanteur tome 14: Thomas Ward l’épouvanteur- Joseph Delaney (Bayard Jeunesse)

John Gregory a perdu la vie dix mois plus tôt en combattant le Malin. Thomas Ward a hérité de sa tâche et est devenu l'épouvanteur de Chipenden. Depuis trois mois, des jeunes filles meurent dans des circonstances mystérieuses. On les retrouve dans leur lit, couvertes de sang, une expression terrifiée sur le visage. Malgré ses efforts, Tom ne parvient pas à mettre la main sur la créature sanguinaire responsable de ces meurtres. Jusqu'à ce que Jenny, une jeune fille de 15 ans sonne à sa porte pour lui proposer ses services en tant qu'apprentie. Septième fille d'une septième fille, dotée d'un oeil bleu et d'un oeil brun, elle prétend pouvoir voir les morts et parler avec eux. Elle déclare savoir où se terre la bête qui tue les jeunes filles et mène Tom à son antre. Le jeune épouvanteur comprend alors que le monstre est un mage Kobalos. Et que ces meurtres ne sont que le commencement : une armée de Kobalos se rassemble à l'extrémité du cercle arctique et menace la survie de l'humanité. Thomas va devoir déterrer la Lame-Etoile et s'allier à Grimalkin... Accompagnés de Jenny, la sorcière et l'épouvanteur partent vers les Terres du Nord pour en apprendre plus sur leur ennemi et parvenir à le vaincre...

La belle sauvage – Philip Pullman (Gallimard Jeunesse)

A l'auberge de la Truite, Malcolm, 11 ans, et Alice, 16 ans, aiment écouter les aventures des visiteurs. Certains sont étrangement intéressés par un bébé nommé Lyra et par son daemon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Alors que de nombreux dangers menacent l'enfant, les deux adolescents s'enfuient avec lui à bord de la Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm.

Bakhita – Véronique Olmi (Albin Michel)

Le récit puissant et obsédant d'un destin hors du commun. On ne peut oublier Bakhita, on l'aime! Bakhita, née au Darfour au milieu du XIXe siècle, est enlevée par des négriers à l'âge de 7 ans. Revendue sur un marché des esclaves au Soudan, elle passera de maître en maître, et sera rachetée par le consul d'Italie. Placée chez des religieuses, elle demande à y être baptisée puis à devenir soeur.

L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard – Isabelle Duquesnoy (Editions de La Martinière)

L'on prend grand plaisir à suivre cette longue mais néanmoins truculente et cocasse confession. Un régal!

Anna Hope – « La salle de bal » (Gallimard)

Lors de l'hiver 1911, l'asile d'aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l'enfance. Si elle espère d'abord être rapidement libérée, elle finit par s'habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l'intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un "mélancolique irlandais". Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. À la tête de l'orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l'eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d'esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.